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Règle du jeu de dames : comment jouer, pas à pas

Un damier, quarante pions et des règles qu'on croit connaître… jusqu'au moment où quelqu'un demande si la prise est obligatoire ou si la dame peut reculer. Voici la règle officielle du jeu de dames international, sur 100 cases, expliquée pas à pas avec des schémas, puis les variantes qu'on joue à la maison.

La règle du jeu de dames en 30 secondes

  • Matériel : un damier de 100 cases et 20 pions par joueur, posés sur les cases foncées des 4 premières rangées.
  • Début : les blancs jouent en premier, puis chacun joue un coup à son tour.
  • Le pion : il avance d'une case en diagonale. Il ne recule jamais, sauf pour prendre.
  • La prise : elle est obligatoire, en avant comme en arrière, et il faut toujours prendre le plus grand nombre de pièces possible.
  • La dame : un pion qui termine son coup sur la dernière rangée devient dame. Elle se déplace et prend sur toute la diagonale.
  • Gagner : on gagne quand l'adversaire n'a plus de pièces ou ne peut plus jouer.

Le damier et la position de départ

Le jeu de dames international se joue sur un damier de 100 cases (10 × 10), dont seules les 50 cases foncées servent. Chaque joueur dispose de 20 pions, blancs ou noirs, qu'il place sur les cases foncées de ses quatre premières rangées. Les deux rangées du milieu restent vides.

Le damier s'oriente toujours de la même façon : chaque joueur doit avoir une case foncée dans le coin en bas à gauche. Ce sont les blancs qui commencent, puis les joueurs jouent chacun leur tour, un seul coup à la fois.

Position de départ du jeu de dames : damier de 100 cases, 20 pions blancs et 20 pions noirs sur les cases foncées, case foncée en bas à gauche

Comment se déplacent le pion et la dame

Le pion avance d'une case en diagonale, vers l'avant, sur une case libre. Il ne recule jamais pour se déplacer : il ne peut aller en arrière que pour prendre.

Un pion qui termine son coup sur la dernière rangée du camp adverse devient dame : on pose un second pion de la même couleur par-dessus. Attention, un pion qui ne fait que passer sur cette rangée au milieu d'une rafle reste un pion.

La dame se déplace en diagonale, en avant comme en arrière, d'autant de cases libres qu'elle veut : on parle de « dame volante ». Elle s'arrête où elle veut, mais ne peut pas sauter par-dessus une pièce sans la prendre.

Déplacements au jeu de dames : le pion avance d'une case en diagonale, la dame vole sur toute la diagonale, promotion sur la dernière rangée

Les prises : obligatoires et majoritaires

Pour prendre, une pièce saute par-dessus une pièce adverse placée juste à côté d'elle, en diagonale, et se pose sur la case libre derrière. Au jeu de dames international, la prise est obligatoire, et le pion peut prendre en avant comme en arrière.

Si, après un saut, une nouvelle prise est possible, on continue dans le même coup : c'est une rafle. Les pièces prises ne sont retirées du damier qu'à la fin de la rafle, et on ne peut pas sauter deux fois la même pièce.

Quand plusieurs prises sont possibles, il faut choisir celle qui prend le plus de pièces : c'est la prise majoritaire. Une dame compte comme un pion dans ce calcul. À nombre égal, on choisit librement. La dame, elle, prend à distance : elle peut sauter une pièce éloignée sur sa diagonale, à condition que les cases soient libres, et se poser sur n'importe quelle case libre derrière.

Prises au jeu de dames : prise simple en avant ou en arrière, rafle de trois pièces et prise majoritaire obligatoire

Fin de partie : gagner ou faire nulle

Qui gagne ?

On gagne quand l'adversaire n'a plus aucune pièce, quand il ne peut plus jouer parce que toutes ses pièces sont bloquées, ou quand il abandonne.

Quand la partie est-elle nulle ?

La partie est nulle quand les deux joueurs se mettent d'accord, ou quand aucun des deux ne peut plus gagner. Le règlement officiel prévoit aussi trois cas précis :

  • la même position se présente pour la troisième fois, avec le même joueur au trait ;
  • pendant 25 coups, il n'y a eu ni déplacement de pion ni prise : seules les dames bougent ;
  • dans certaines fins de partie, comme trois dames contre une, la partie est nulle si le joueur le plus fort n'a pas gagné en 16 coups.

Et le « souffler » ?

Autrefois, quand un joueur oubliait de prendre, son adversaire pouvait lui « souffler » la pièce, c'est-à-dire la retirer du jeu. Cette règle a été abandonnée en 1923. Aujourd'hui, une prise oubliée se corrige simplement : on rejoue le coup.

Dames sur 64 cases, dames anglaises, dames chinoises

Les dames sur 64 cases

Beaucoup de familles jouent sur un damier de 64 cases (8 × 8), celui des échecs, avec 12 pions chacun sur trois rangées. Les règles sont souvent celles du jeu international, adaptées à un plateau plus petit : les parties sont plus courtes, c'est idéal pour apprendre.

Les dames anglaises

Jouées au Royaume-Uni et aux États-Unis sous le nom de checkers ou draughts, elles se pratiquent aussi sur 64 cases, avec trois grandes différences : le pion ne prend jamais en arrière, la dame ne se déplace que d'une case à la fois, et on n'est pas obligé de choisir la prise la plus grosse.

Les dames chinoises

Malgré leur nom, les dames chinoises n'ont rien à voir avec le jeu de dames : on y déplace des billes sur un plateau en étoile pour traverser jusqu'au camp opposé, de 2 à 6 joueurs. Voyez nos dames chinoises en bois.

Cinq conseils pour bien débuter

  • Occupez le centre : les pions du milieu du damier contrôlent plus de cases que ceux des bords.
  • Avancez en groupe : un pion isolé se fait prendre ; deux pions qui se suivent en diagonale se protègent.
  • Gardez votre dernière rangée le plus longtemps possible : elle empêche l'adversaire d'aller à dame.
  • Pensez à la prise obligatoire : en offrant un pion, on peut forcer l'adversaire à prendre et l'attirer là où on veut. C'est la base de presque toutes les combinaisons.
  • Comptez avant de jouer : une rafle de trois pièces se prépare souvent deux coups à l'avance.

Le jeu de dames se transmet depuis des siècles : il descend de l'alquerque, un jeu de pions déjà pratiqué dans l'Antiquité et arrivé en Europe par la péninsule Ibérique au Moyen Âge. La version sur 100 cases est attestée en France au début du XVIIIe siècle, sous le nom de jeu de dames « à la polonaise ».

Choisir son jeu de dames

Un beau damier en bois, ce sont des pions qui glissent bien, des cases qu'on distingue au premier coup d'œil et un jeu qu'on garde des années. Vérifiez surtout le nombre de cases : 100 pour le jeu international ; un plateau d'échecs de 64 cases permet de jouer aux dames anglaises.

Retrouvez tous nos jeux de dames en bois, et d'autres règles de famille : le nain jaune et les petits chevaux.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur le jeu de dames

Les réponses aux questions qui reviennent à chaque partie.

Comment se déplacent les pions aux dames ?

Un pion avance d'une case en diagonale, vers l'avant, sur une case foncée libre. Il ne recule que pour prendre.

A-t-on le droit de reculer aux dames ?

Pour se déplacer, non : le pion avance toujours. Mais il peut prendre en arrière, et la dame, elle, se déplace librement en avant comme en arrière.

La prise est-elle obligatoire aux dames ?

Oui. Au jeu de dames international, on est obligé de prendre, et de choisir la prise qui enlève le plus de pièces.

Comment se déplace la dame ?

En diagonale, en avant ou en arrière, d'autant de cases libres qu'elle le souhaite. C'est la « dame volante » du jeu international.

Une dame peut-elle prendre plusieurs pions ?

Oui. Elle prend à distance et peut enchaîner plusieurs prises dans le même coup, en changeant de diagonale : c'est une rafle.

Un pion peut-il prendre une dame ?

Oui, exactement comme il prend un pion : en sautant par-dessus si la case derrière la dame est libre.

Combien de pions et de cases au jeu de dames ?

Le jeu international se joue sur 100 cases avec 20 pions chacun. Sur un damier de 64 cases, on joue avec 12 pions chacun.

Qu'est-ce que « souffler » aux dames ?

C'était une ancienne règle : quand un joueur oubliait de prendre, son adversaire pouvait lui retirer la pièce. Elle a été abandonnée en 1923.

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