
Notre savoir-faire · Sailly-sur-la-Lys
On ne remplace pas un jeu. On le transmet.
Un jeu en bois peut finir au grenier en trois étés, ou passer aux enfants de vos enfants. La différence ne se voit pas toujours sur une photo : elle se joue dans une poignée de choix de fabrication. Voici les nôtres.
La véritable épreuve
Douze ans de location. Toujours en jeu.
Nos jeux passent les tests en laboratoire. Ensuite, ils passent douze ans en location.
Un laboratoire vérifie qu’un jeu est conforme et sûr le jour où il sort de l’atelier. Il ne dit rien de ce qu’il deviendra dix ans plus tard. Nous avons cette réponse.
Dans notre parc de location, mariages, kermesses et fêtes d’école confrontent nos jeux à des années d’utilisation réelle.
Les plus anciens sont encore en service après douze ans. Cette expérience nous montre où renforcer une pièce, simplifier un détail ou améliorer une finition. Chaque nouvelle série profite de celles qui l’ont précédée.

La matière · La construction · Le décor · La finition
Tout se joue avant la première partie.
Quatre choix de fabrication qui demandent du temps et déterminent la manière dont un jeu vieillira.

01 · La matière
Trois mois de séchage. Pour trente ans de jeu.
Le bois massif ne se travaille pas dans l’urgence. Avant la première découpe, nous lui laissons au moins trois mois pour sécher à cœur. Puis chaque planche est choisie pièce par pièce : la machine découpe avec précision, l’œil et la main décident de la matière qui mérite de devenir un jeu.
Le temps prépare la stabilité. Le choix du bois fait le reste.

02 · La construction
Trente-huit fois entre nos mains.
Découper, poncer, ajuster, percer, assembler, reprendre, teinter, cirer, contrôler : sur l’un de nos modèles de référence, un jeu passe trente-huit fois entre nos mains avant de quitter l’atelier. La commande numérique garantit la précision des pièces ; la main assure l’ajustage et le toucher. Cheville de bois, vis, colle ou quincaillerie : nous choisissons chaque assemblage selon l’effort qu’il devra supporter.
La bonne technique est celle qui fera durer le jeu.

03 · Le décor
Du dessin à la racle. L’art de la sérigraphie sur bois.
Sur notre gamme de jeux familiaux, les décors sont dessinés en interne, puis sérigraphiés directement sur le bois grâce à d’anciennes machines restaurées. Chaque motif et chaque couleur possède son écran : la racle pousse l’encre à travers la toile et la dépose directement sur le plateau.
Cette technique traditionnelle prolonge le principe ancestral du pochoir : la racle dépose directement sur le bois une encre dense, au noir profond.

04 · La finition
Une couleur signature.
Notre couleur n’est pas choisie dans un nuancier : c’est une recette d’atelier. Sur les jeux familiaux, la coloration contient près de 95 % de brou de noix et reçoit un vernis contenant environ 80 % de composants d’origine végétale. Sur les pièces d’ébénisterie, une teinte héritée du métier est suivie d’une cire qui nourrit le bois et peut se reprendre au fil des années.
Notre patte
400 flippers plus tard.
Avant de fabriquer des jeux, nous les exploitions : quatre cents flippers installés dans les cafés du Nord. C’est là que notre œil s’est formé.
Nos jeux, eux, sont nés dans les estaminets, entre 1900 et 1930. Quand nous dessinons un plateau, les deux mondes se rencontrent — ornements du début de siècle, flèches, étoiles et chiffres de score empruntés au flipper.
Ce trait-là ne s’achète nulle part. Il vient de notre histoire.

Une équipe, pas une chaîne
Ceux qui font.
Derrière chaque jeu, quatre personnes et autant de gestes de métier.

Nicolas
Menuiserie & création

Maxime
Assemblage & teinte

Antoine
Assemblage & finition

Matthieu
Contrôle qualité
L’atelier · Sailly-sur-la-Lys
Ici, les jeux prennent forme.
À Sailly-sur-la-Lys, dans le Pas-de-Calais, nous dessinons, usinons, assemblons, sérigraphions et finissons une grande partie des jeux signés Tradijeux par La Maison du Billard.





D’autres gestes de l’atelier
Faire défiler →





Photographies réalisées dans notre atelier de Sailly-sur-la-Lys.
Avant de partir
Le dernier mètre.
Une partie de notre gamme est produite par des ateliers européens spécialisés. Ces jeux repassent par Sailly-sur-la-Lys et finissent au même endroit que les nôtres : nos tables de contrôle.
Selon les références, nous vérifions l’assemblage, réalisons ou reprenons certaines finitions, complétons les accessoires et effectuons les retouches nécessaires. Et surtout, nous jouons. Un palet qui glisse comme il doit, une bille qui ne dévie pas, une surface qui répond : si quelque chose gêne la partie, nous le reprenons avant son départ.
Le bois massif est une matière vivante et la nature ne dessine jamais deux fois le même motif. Deux exemplaires d’un même jeu n’auront pas exactement la même veine ni tout à fait la même nuance. Ce n’est pas une erreur de fabrication : c’est la signature de l’arbre dont le jeu est issu.

À Sailly-sur-la-Lys
Création, fabrication, finition et contrôle. Près de 2 400 jeux par an, sur une trentaine de références.
Chez nos partenaires européens
Le reste de la gamme est produit par des ateliers spécialisés choisis pour leur savoir-faire. Les opérations réalisées à Sailly — contrôle, accessoires, finition ou retouche — varient selon la référence.
Quelques-unes de nos références
Les pièces de la maison.
Ce qui reste dans les familles
Perdez une boule.
Pas le jeu.
Un jeu auquel il manque une pièce finit trop souvent au fond d’un placard. Une boule égarée, un palet perdu sous un meuble, et l’objet devient injouable.
Pas les nôtres. Palets, boules, quilles, mâts et principales pièces d’usure restent disponibles aussi durablement que possible, notamment pour nos modèles suivis dans le temps. Du bois massif, des assemblages d’atelier et des techniques que l’on peut comprendre, reprendre et réparer font le reste.
Un jeu en bois offre presque toujours une possibilité de remise en état. C’est ainsi que certains de nos clients nous reparlent, des années plus tard, d’un jeu passé des parents aux enfants.
Des pièces détachées pour prolonger la vie des jeux →


